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Comment aider les élèves à mémoriser les savoirs ?

Avec ANKI, application de questionnement du cours

Beaucoup de collégiens et de lycéens réalisent des fiches pour mémoriser les connaissances transmises en cours. Néanmoins ces fiches s’avèrent incomplètes , les élèves ayant des difficultés à distinguer l’important de l’accessoire, des difficultés à donner du sens à ce qu’ils apprennent. Damien Lesueur, professeur de ST2S au lycée Edouard Gand d’Amiens, nous propose son expérience d’usage avec sa classe.

 Objectifs

L’objectif est de permettre d’aider l’élève à interroger le cours, lui donner du sens pour faciliter son appropriation et sa mémorisation.
L’application ANKI propose une approche basée sur le questionnement. La fiche révision est structurée sous forme de réponses à des questions. A chaque question, l’élève s’autoévalue et indique son niveau de maitrise. En fonction de ce niveau, la question sera posée à nouveau à l’élève dans un délai plus ou moins long.
L’élève devient acteur en indiquant lors d’une séance de révision son niveau de maîtrise pour chaque question.

Question posée à l’élève qui interroge le cours
L’élève visualise la réponse et s’autoévalue

 Mise en œuvre

En classe de première ST2S, les élèves ont pour chaque cours un questionnaire Anki mis à leur disposition en amont de toute évaluation.
Le questionnaire comporte des questions ouvertes qui nécessitent la réflexion (phase de compréhension). L’élève n’a pas à sa disposition de propositions de réponses, comme sur un quizz traditionnel. L’élève doit chercher dans sa mémoire ce qui est pertinent pour répondre à la question (phase de mobilisation des connaissances), il peut alors cliquer sur « Afficher la réponse » pour confronter ce qu’il pensait être juste avec ce que l’enseignant propose (phase de vérification et de correction ou « feedback »).
En fonction du niveau de maîtrise que l’élève évalue lui même, il pourra se positionner . Cette action déterminera le laps de temps avant que la question soit à nouveau proposée par le logiciel.

 Plus-value de l’usage pédagogique

Cette approche a d’ores et déjà eu des effets très positifs pour la compréhension et la mémorisation des notions ou des méthodes de travail proposées. A noter que lors des évaluations, certains élèves ont fait part de leur surprise d’avoir des questions différentes de celles proposées sur Anki. Cette remarque est probablement lié à un reliquat de leurs habitudes de travail. Pour autant, ils ont rapidement compris que l’outil leur permettait de gagner en aisance tant au niveau de la mémorisation que de la compréhension du cours.
Il pourrait également être intéressant d’amener les élèves à réaliser de manière collaborative un questionnaire de révision sous Anki avec l’encadrement de l’enseignant.

 Remarques

Avant de commencer à utiliser le logiciel, il est important de travailler avec les élèves sur le fonctionnement de la mémoire.

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D’autre part, il est opportun de leur proposer des exercices simples, afin qu’ils adhèrent rapidement à la démarche proposée.
Le logiciel est gratuit sous Windows et Androïd, mais payant sous Apple. Pour ne pas pénaliser les élèves possédant uniquement un appareil fonctionnant sous ios, une version papier leur est fournie. Ce document prend la forme d’un tableau à plier en deux avec à droite les questions et à gauche les réponses.
L’exercice de révision est moins intéressant car, comme évoqué précédemment, le logiciel permet de séquencer les révisions et de poser les questions à une fréquence adaptée.

Il est possible de partager sur la plateforme Anki les questionnaires créés. Les élèves peuvent les retrouver à partir des titres donnés.

Mise à jour : 17 janvier 2018