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Journées Européennes de l’Archéologie

Du 19 au 21 juin 2020

Cette semaine, la Délégation académique à l’action culturelle s’intéresse à l’archéologie au travers de la découverte du Centre de Conservation et d’Etude de Ribemont-sur-Ancre. Il s’agit de vous préparer aux Journées Européennes de l’Archéologie, qui se dérouleront en ligne les 19, 20 et 21 juin prochains.

 Patrimoine archéologique : Du sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre au Centre de Conservation et d’Etude archéologique

Le centre de Conservation et d’Etude de Ribemont-sur-Ancre est situé à proximité d’un vaste sanctuaire gallo-romain. Ce sanctuaire a été identifié en 1963 par la technique de la prospection aérienne, menée par le samarien Roger Agache (1926 – 2011). Ce qui est pris dans un premier temps pour une grande villa se révèle être, lors des fouilles, entreprises à partir de 1966, un sanctuaire gallo-romain, dédié à Mercure. Des fouilles plus récentes, effectuées à partir de 1982, montrent que le site gallo-romain est lui-même placé sur un site celte de l’âge du Fer. Il s’agit d’un monument cubique constitué d’os humains, qui commémore certainement une bataille au cours de laquelle des tribus gauloises se sont affrontées. Le site de Ribemont est, pour la période celte gauloise, un des sites les plus importants scientifiquement en Europe. Pour entreposer tous ces ossements découverts, le département de la Somme a décidé la construction d’un centre archéologique dont la mission est la conservation et l’étude du mobilier archéologique découvert sur place. Son rôle s’est développé au cours des années et, aujourd’hui, il recueille et conserve les collections archéologiques du département de la Somme (à l’exception de celles d’Amiens Métropole). L’histoire de ce lieu rappelle combien l’archéologie est aussi une discipline du regard et de la curiosité. CCE de Ribemont-sur-Ancre

 Comprendre : Que devient le matériel après avoir été découvert lors d’une fouille ?

Le travail de l’archéologue ne s’achève pas à la fin de la fouille. Il s’agit ensuite d’étudier les objets pour produire le rapport de fouille (qui sera archivé et mis à la disposition des chercheurs qui en auraient besoin) et de les conserver pour permettre une consultation ou une étude ultérieure.

Les objets découverts, que l’on appelle « mobilier », doivent être nettoyés puis classés selon une typologie scientifique qui s’appuie sur le matériau qui compose l’objet. On distingue la pierre (le lapidaire), l’enduit peint, le métal, l’os, le bois, le tissu et la céramique. Ces objets doivent être référencés et conservés dans des conditions propres au matériau qui les constitue. Certains matériaux, tels que le métal ou le bois, demandent une attention particulière et une stabilisation pour être conservés. Chaque pièce de mobilier est l’objet d’un rapport et d’une étude scientifique.
Conserver les objets dans un état propice à des études ultérieures est une des missions du CCE, qui accueille des chercheurs et leur propose sur place un espace de travail et une bibliothèque scientifique.

Ainsi, le centre archéologique stocke des milliers d’objets souvent parcellaires, ce qui en fait un véritable cabinet de curiosité. C’est un trésor pour les scientifiques, qui travaillent à une meilleure compréhension de l’espace durant les différentes périodes historiques.

Pour aller plus loin

 Créer son mini cabinet de curiosité

  1. Sélectionner des objets de taille modeste (de la taille du poing au maximum) et de matériaux différents, qui paraissent insolites,
  2. Distinguer le matériau qui constitue l’objet,
  3. Prendre une boîte à chaussure vide et du carton
  4. Avec le carton, créer des compartiments pour ranger les objets, classés par matériau
  5. Étiqueter les compartiments avec la date d’entrée et le lieu de découverte.

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Photo tirée du site internet du CCE
Archéologie augmentée - Evocation de l’espace cultuel du site archéologique de Ribemont-sur-Ancre à l’époque celtique

Mise à jour : 19 juin 2020