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L’académie d’Amiens vous informe #8

Gardons le contact - Vendredi 12 juin 2020

 Actualités

La période estivale se prépare : le ministère présente 4 dispositifs « Vacances apprenantes »

Le Gouvernement a présenté samedi 6 juin un plan interministériel ayant pour vocation de «  faire progresser le nombre [de Français] en capacité de partir en vacances , en apportant des solutions adaptées à chacun : enfants, jeunes adultes, familles, seniors, urbains et ruraux, personnes vivant une grande précarité, à revenus modestes ou en situation de handicap. »

L’intégralité de ce plan intitulé « Vacances apprenantes » est détaillée dans un dossier de presse à retrouver sur le site de l’académie : il comprend 23 mesures, parmi lesquelles 6 concernent directement l’Éducation nationale, et précise 4 dispositifs spécifiques aux vacances d’été 2020 :

  • Des « Colonies de vacances apprenantes » [mesure N°2] pour 250 000 enfants et jeunes scolarisés de 3 à 17 ans : ces colonies labellisées par l’Etat offriront des activités ludiques et pédagogiques pour permettre aux enfants de renforcer savoirs et compétences dans la perspective de la rentrée prochaine. Un financement de l’Etat à hauteur de 400 € par jeune et par semaine sera octroyé aux collectivités engagées dans cette démarche.
  • Les dispositifs « École ouverte » et « École ouverte buissonnière » [mesure N°3] prévoient l’ouverture en juillet et août d’écoles, collèges et lycées (notamment des lycées professionnels) pour proposer aux enfants du renforcement scolaire le matin et des activités culturelles ou sportives l’après-midi. Auparavant limité aux quartiers prioritaires de la ville, le dispositif « École ouverte » est étendu sur tout le territoire à 400 000 élèves ; en parallèle, le dispositif « École ouverte buissonnière » permettra de proposer aux enfants d’aller dans les écoles ouvertes à la campagne ou en zone littorale à la découverte de la nature et du patrimoine local, ou de partir en mini-camps sous tente.
  • Grâce au dispositif « Accueils de loisirs apprenants » [mesure N°4], l’Éducation nationale mettra à disposition gratuitement de tous les centres de loisirs des parcours pédagogiques du CNED Centre national d’études à distance (depuis le primaire jusqu’à la terminale). Cet apport de ressources s’ajoute à l’octroi d’une enveloppe exceptionnelle de 30 millions d’euros aux collectivités territoriales afin de faciliter l’ouverture de ces centres de loisirs et d’augmenter leurs capacités d’accueil.

Le plan prévoit en outre la simplification des démarches de préparation des voyages scolaires par les enseignants [mesure N°14] et le développement des jumelages entre écoles et établissements [mesure N°15].

Retrouvez en ligne le dossier de presse « Vacances apprenantes » édité par le Gouvernement et le communiqué de presse du Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse en date du samedi 6 juin.

2S-2C : près de 70 conventions signées ou en cours de définition

Le dispositif 2S2S destiné à permettre aux élèves de suivre des activités en lien avec le Sport, la Santé, la Culture et le Civisme durant le temps scolaire, proposées par les collectivités territoriales ou des associations, commence à prendre de l’ampleur dans l’académie. On compte désormais près de 70 conventions signées ou en cours de définition dans les départements de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme, appuyées et accompagnées par un pilotage académique fort

Parmi elles, la convention ratifiée vendredi 5 juin par la rectrice Stéphanie Dameron, le directeur académique de l’Aisne, Jean-Pierre Geneviève et le Familistère de Guise, grâce à laquelle 300 élèves issus de 4 collèges et de 12 écoles pourraient bénéficier d’activités prochainement. Ailleurs dans le département, on comptabilise une dizaine de conventions signées ou en cours tant au bénéfice des zones rurales - comme par exemple à Bucy-le-Long, dans laquelle l’association locale des Francas mettra en œuvre ce dispositif - que des zones urbaines (Saint-Quentin et prochainement Château-Thierry).

Dans l’Oise, 21 conventions sont déjà signées et presque autant sont en cours. La commune de Lacroix-Saint-Ouen devrait procéder la semaine prochaine à la signature de son projet avec la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN Direction des services départementaux de l’éducation nationale ). A proximité, Compiègne avance aussi dans la définition de sa convention qui sera validée très prochainement.

Dans la Somme, une douzaine de conventions sont signées ou amorcées, notamment avec Amiens : les collectivités s’engagent notamment par le biais des communautés de communes comme Terres de Picardie, Avre-Luce-Noye et la Communauté de Communes Somme Sud-Ouest, permettant de démultiplier le nombre d’élèves potentiellement concernés par ce dispositif (entre 1000 et 3000 élèves par communauté de commune).

Pour rappel, une plateforme académique numérique est désormais en ligne compilant un ensemble de ressources pédagogiques prenant appui sur les parcours éducatifs et ayant pour vocation de faciliter les liens et échanges avec les partenaires

« Un livre pour les vacances » : les Fables de la Fontaine distribuées à tous les CM2

Depuis 2018, à l’initiative du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, tous les écoliers de CM2 de France reçoivent un recueil des Fables de La Fontaine pour renforcer leur goût et leur pratique de la lecture pendant les vacances d’été. Cette année encore dans le cadre de ce dispositif intitulé « Un livre pour les vacances », un dessinateur contemporain s’est vu confier l’illustration des célèbres fables : il s’agit d’Emmanuel Guibert, Grand Prix du Festival d’Angoulême 2020.

La distribution des livres est actuellement en cours par voie postale auprès de l’ensemble des écoles de l’académie. A réception, les enseignants sont invités à procéder à la remise des recueils aux élèves en l’accompagnant d’une séance pédagogique pour laquelle le ministère a mis à disposition des ressources sur Éduscol.

Le collège Victor Hugo de Ham remporte un prix de 5000 euros dans le cadre du concours « Chercheurs en Actes »

Le Prix « Chercheurs en Actes » est créé en 2019 par le Conseil Scientifique de l’Éducation nationale, présidé par le professeur Stanilas Dehaene. Ce prix récompense les équipes pédagogiques en établissement qui mettent en place des actions éducatives prenant appui sur la recherche et l’expérimentation ou qui s’inspirent de la comparaison internationale.

Pour cette première édition, le collège Victor Hugo de Ham a remporté un prix de 5000 euros dans la catégorie Évaluation et intervention pédagogique pour son projet « Math ta mémoire » déposé par Jérôme Hubert, enseignant de mathématiques, coordonnateur REP Réseau d’éducation prioritaire et chargé de mission CARDIE Conseiller académique en Recherche-développement, innovation et expérimentation Conseiller académique en Recherche-développement, innovation et expérimentation.

Les détails du projet sont consultables sur le site Innovathèque

Ouverture prochaine d’un micro-collège à Amiens Recrutement d’un coordonnateur

L’académie d’Amiens dispose depuis plusieurs années de structures spécifiques dédiées à la lutte contre le décrochage scolaire, parmi lesquelles 3 micro-lycées ouverts entre 2013 et 2017. En janvier 2019, l’académie inaugurait l’un des rares micro-collège de France, dans l’Aisne, à La Fère. À compter de janvier 2021 et grâce au soutien du conseil départemental de la Somme, le collège Guy Mareschal d’Amiens hébergera désormais le deuxième micro-collège de notre académie : cette structure accueillera pour débuter une trentaine d’élèves de niveaux 4e et 3e en rupture scolaire, avec possibilité d’intégrer l’internat.

Le pilotage de cette structure nécessite le recrutement d’un coordonnateur pour une prise de fonction dès septembre prochain. La fiche descriptive de ce poste à profil est consultable ici.

 Analyse

Les sociétés face aux épidémies : deux siècles d’histoire expliqués par des enseignants de l’académie

L’histoire de l’humanité est jalonnée de crises liées à des épidémies. Au cours des seuls deux derniers siècles, le monde a connu quatre grandes pandémies.

Au XIXe siècle, plusieurs épidémies mènent a la création d’un office international d’hygiène publique, préfigurant l’OMS

Une épidémie de choléra débute en Inde en 1826 et se répand en Europe et en Amérique du nord dans les années 1831-1832. Elle fait 18 000 morts à Paris en 6 mois, autant à Marseille et plus de 100 000 morts sur le territoire français. Le choléra revient en Europe en 1865. Les puissances européennes réalisent que les épidémies sont mondiales et nécessitent une gestion internationale. C’est ainsi qu’est créé en 1907 un office international d’hygiène publique, ancêtre de l’OMS. Comme l’écrit l’historien Patrick Boucheron, l’épidémie du choléra « montre l’interconnexion du monde, et la diffusion de la « peur bleue » catalyse le passage de l’hygiénisme à la prophylaxie pasteurienne ».

La peste de 1885 apparaît en Asie centrale et touche progressivement les villes côtières de Chine en 1894 où elle fait 100 000 victimes. Entre 1896 et 1917, elle fait près de 9 millions de morts en Inde. Alexandre Yersin, un médecin militaire suisse formé à l’Institut Pasteur, réussit à identifier et isoler le bacille responsable puis met au point un vaccin et un sérum contre la peste.

Les pandémies a l’heure de la mondialisation

À partir du début du XXe siècle, le temps des maladies respiratoires est inauguré par la grippe dite « espagnole » (1918-1919). Elle est baptisée ainsi parce que l’Espagne, alors neutre dans le premier conflit mondial, est le seul pays à publier librement des informations sur l’épidémie. Le bilan est discuté et les chiffres varient de 25 à 100 millions de morts. À titre de comparaison, la Première Guerre mondiale a fait 10 millions de morts. La grippe « espagnole » est considérée comme l’ancêtre de la grippe H1N1 (combinaison d’une souche humaine H1 et d’une souche aviaire N1).

Les épisodes grippaux s’accélèrent ensuite avec parmi les facteurs explicatifs l’augmentation de la population, l’urbanisation et l’accélération des échanges internationaux. C’est ainsi qu’en 1956-1958 la grippe asiatique, apparue en Chine, s’étend à toute la planète en 6 mois et fait au total un million de morts. C’est par ailleurs la première épidémie suivie en temps réel par des laboratoires de virologie. En 1968, la grippe dite de Hong Kong (apparue en Asie centrale et identifiée à Hong Kong où elle touche près de 15% de la population), tue à son tour un million de personnes dans le monde (dont plus de 30 000 en France). Elle est considérée par certains spécialistes comme la première pandémie mondiale de l’ère moderne.

Enfin le SIDA, apparu au début des années 20, s’est développé à partir de la fin des années 70 mais n’a été défini comme pandémie qu’en 2002. Aujourd’hui le virus a entrainé près de 75 millions d’infections et près de 32 millions de morts (chiffres 2018), essentiellement en Afrique subsaharienne

Comportements et réactions sociales

En 1978, avec La peur en Occident, l’historien Jean Delumeau interroge pour la première fois, sur la base des pestes du XIVe au XVIIIe siècle, les conséquences sociales des épidémies. L’étude des principales pandémies connues par l’humanité permet d’observer le comportement des populations face à la catastrophe et à la menace. S’il est difficile de généraliser, on observe néanmoins certaines permanences.

Ainsi, et particulièrement au cours des premières pestes, les autorités ont dans un premier temps du mal à en reconnaître l’existence, tout comme les populations qui abordent cela avec une forme de légèreté. Lors de l’arrivée de l’épidémie de choléra à Paris, l’écrivain allemand Heinrich Heine, correspondant à Paris du journal augsbourgeois Allgemeine Zeitung, témoigne des comportements de la population : « son arrivée [l’épidémie] fut officiellement notifiée le 29 mars, et comme c’était le jour de la mi-carême, qu’il faisait beau soleil et un temps charmant, les parisiens se trémoussèrent avec d’autant plus de jovialité sur les boulevards, où l’on aperçut même des masques qui, parodiant la couleur maladive et la figure défaite, raillaient la crainte du choléra et la maladie-même. […] Le soir du même jour, les bals publics furent plus fréquentés que jamais ; les rires les plus présomptueux couvraient presque la musique éclatante. »

Ce n’est qu’après la phase de prise de conscience que l’on observe des temps de panique, voire d’exode des populations. La maladie entraine alors le rejet de certains groupes de personnes « à risque » et souvent rendues coupables, puis progressivement une forme de distanciation sociale s’installe dans l’espace public. C’était tout le sens des maladreries destinées à isoler les lépreux (on citera notamment celles de Beauvais construite au XIIe siècle). La recherche d’explications passe souvent par un recours à la religion. Si ce phénomène s’est amoindri dans nos sociétés, un parallèle peut en revanche être fait avec la recherche d’explications virant au complotisme dans le cadre des réseaux sociaux.

Les crises sont aussi l’occasion de voir naître des héros. Aux héros de la « première ligne » dans la crise actuelle (soignants, pompiers, caissières…), répondent lors de la peste de 1720 Mgr de Belsunce et le Chevalier Roze qui se dévouèrent pour le secours des populations à Marseille.

Les sociétés tirent-elles des conclusions et des leçons de ces périodes ? Comme Patrick Boucheron le rappelle, il faut « se souvenir, avec Marc Bloch, que l’Histoire constitue la science du changement social, l’art de demeurer accueillant à l’inédit et à l’imprévu, et qu’il ne faut pas seulement interroger le passé pour se rassurer sur les permanences ou les concordances des temps, mais mesurer ce en quoi aujourd’hui diffère d’hier. […] C’est moins le passé que l’on doit objectiver que le présent – le maintenir toujours devant soi, le garder à l’œil. » Un souvenir qui pose tous les défis de l’école.

Article notamment basé sur un travail réalisé par Amandine Fabre, professeur d’HG au Lycée européen de Villers-Cotterêts et François Védrine, professeur d’HG au lycée Gérard-de-Nerval de Soissons, dans le cadre des ressources produites par l’académie d’Amiens au cours de cette crise sanitaire.

 Focus sur

La division des examens et des concours (DEC)

Composée de 56 personnes réparties au sein de 7 bureaux de gestion, la DEC (Division des Examens et Concours) gère l’ensemble des examens de l’enseignement scolaire et post-baccalauréat de l’académie ainsi que de nombreux concours académiques et nationaux (personnels enseignants, d’éducation, de direction, d’inspection, personnels administratifs, sociaux et de santé). Depuis 2017, la DEC est également en charge de l’ensemble des recrutements et des concours non enseignants au niveau interacadémique des Hauts-de-France (bibliothécaires, ingénieurs de recherche en université etc.).

La DEC d’Amiens administre chaque année 1,5 millions d’évaluations (épreuves écrites, orales, pratiques, recrutements etc.). En forte synergie avec les chefs d’établissement et les corps d’inspection académiques, elle veille aux aspects règlementaires, humains et matériels dans le processus d’admission d’un candidat aux examens et assure le bon déroulement des opérations de notations, là-encore en appui avec les corps d’inspection.

S’appuyant habituellement sur un calendrier et un rétroplanning très détaillés et précis, la DEC a été fortement impactée par la crise : le bouleversement des modalités d’examens causé par le confinement (suppression des épreuves écrites au baccalauréat, gestion des notes pour le contrôle continu etc.) a obligé le service à revoir ses pratiques et ses méthodologies de travail. Face aux nombreuses interrogations du public, priorité a notamment été donnée au relationnel avec l’usager (chefs d’établissements, candidats…), très important pour diffuser les bonnes informations, apaiser les esprits en ces temps d’incertitude et permettre de mieux appréhender la suite des opérations jusqu’à la fin de l’année scolaire 2020.

 Agenda

  • À partir du 16 juin (et jusqu’à la mi-juillet)  : reprogrammation des concours du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Pour plus de précisions sur les dates des épreuves écrites, consulter le calendrier. Les épreuves orales seront également organisées à partir du 16 juin selon un calendrier diffusé prochainement.
  • Mardi 16 juin : ouverture de la phase d’admission complémentaire de Parcoursup Parcoursup est la plateforme nationale d’admission en première année des formations de l’enseignement supérieur. .
  • Mardi 16 juin : réunion départementale des chefs d’établissements de la Somme.
  • Mercredi 17 juin : réunion départementale des chefs d’établissements de l’Oise.
  • Vendredi 19 juin : réunion départementale des chefs d’établissements de l’Aisne.
  • Vendredi 19 juin : date butoir de retour des appels à projet pour le dispositif Ecoles ouvertes.
  • Dimanche 21 juin : fête de la musique. Retrouvez la carte nationale des opérations de cette édition 2020 sur le site mis en ligne par le ministère ainsi que sur la page académique dédiée à l’éducation musicale, incluant notamment des productions d’élèves et d’établissements durant le confinement.
  • Lundi 22 juin : réunion via webinaire des inspecteurs de l’Education nationale en charge du 1er degré.
  • Mercredi 24 juin : finale du concours national des Petits champions de la lecture, qui réunira à distance et par vidéo les 146 finalistes de cette édition 2020, parmi lesquels 4 concurrents de l’Aisne, l’Oise et la Somme sont encore en lice. Plus d’information ici.

 Ressources humaines

Une prime exceptionnelle à destination d’agents de la fonction publique

Le Gouvernement a confirmé sa volonté de récompenser par une prime exceptionnelle certains personnels de la fonction publique (personnels soignants, enseignants, personnels administratifs et techniques, indifféremment fonctionnaires ou contractuels) s’étant particulièrement mobilisés pour faire face à l’épidémie de COVID-19, comme par exemple les agents de l’Éducation nationale ayant assuré l’accueil des enfants de personnels prioritaires durant le confinement.

Le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020 fixe les principales modalités d’attribution de cette prime dont le montant sera modulable en fonction notamment de la durée de mobilisation des agents (taux n° 1 : 330 euros ; taux n° 2 : 660 euros ; taux n° 3 : 1 000 euros).

L’académie d’Amiens vous informe #8

Mise en ligne : 12 juin 2020

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