25, 26 et 27 janvier 2018
Mégacité à Amiens
Entrée gratuite

Les filles, osez les sciences !

 

Le saviez-vous ? Il y a deux fois plus de filles en terminale S qu'en terminale L. Les filles aiment les sciences… jusqu'au bac. Alors pourquoi sont-elles si peu nombreuses dans les études supérieures de mathématiques, physique, informatique… ?

 

Tout commence au berceau

Rose pour les filles, bleu pour les garçons : un cliché ? Un rapide feuillage des catalogues de décoration vous permettra de constater que ce « code couleur » se porte mieux que jamais. Continuons la démonstration avec les catalogues de jouets.Aux garçons, les jeux de construction, les panoplies de pompier, les outils de menuiserie et les vaisseaux spatiaux… Aux filles, les têtes à coiffer, les tables à repasser, les déguisements de princesse et les poupées… En jouant, les garçons apprennent à bâtir et créer, développent leur vision dans l’espace et leur habileté manuelle. Les filles apprennent à soigner leur apparence, s’occuper des tâches domestiques et prendre soin des autres.

Le goût des sciences n'est pas inscrit dans le cerveau !

Cette socialisation différenciée (souvenez-vous de vos cours de SES en 2nde) va conduire filles et garçons à faire des choix d’orientation et de métiers différents. Ces mécanismes sont connus mais on continue souvent d’attribuer aux filles et aux garçons des goûts et des aptitudes qui seraient déterminés par la biologie. Les filles seraient ainsi "naturellement" aimantées par les fers à repasser et incapables de lire un plan, tandis que les garçons seraient naturellement créatifs et audacieux. Pourtant, depuis une quinzaine d'années, les travaux de la neurobiologiste Catherine Vidal montrent que c'est faux.

 

Et à l’école ?

De façon générale, les filles ont moins confiance que les garçons en leurs capacités à résoudre des problèmes de mathématiques ou de sciences. A notes égales en sciences, elles demandent moins souvent à passer en 1e S que les garçons. Les filles comme les garçons ont parfois un fort sentiment d'anxiété vis-à-vis des mathématiques. Les filles ont tellement intégré le stéréotype selon lequel elles seraient "moins douées en maths que les garçons" que ce constat vaut même pour les plus performantes d'entre elles.

Des préjugés à dépasser

Enfin, les filles manquent de modèles y compris dans les manuels scolaires où les femmes scientifiques sont largement sous-représentées. Et puis il y a les préjugés qui ont la vie dure et restreignent l'éventail des probables pour les deux sexes. Ainsi un garçon qui s'engage dans une formation d'assistant social ne serait pas "viril" et une fille qui se destine à devenir ingénieure ne serait pas "féminine".

 

 

Pourquoi pas vous ?

Pour dépasser le stade de l'auto-censure ("ça ne me serait jamais venu à l'idée") et de l'auto-sélection ("ce n'est pas pour moi, je n'y arriverai jamais"), il faut s'informer, y compris sur des secteurs auxquels on n'aurait pas songé "a priori" et accepter de bousculer ses idées reçues. Le Forum est un terrain d'exploration idéal. Allez rencontrer les représentants des écoles d'ingénieurs et de l'université en mathématiques, sciences de l'ingénieur, informatique, génie civil, génie mécanique… Impossible de faire une liste exhaustive tant l'éventail des formations est large.

Des animations dédiées aux filles

Elles sont à découvrir sur les stands d'Ombelliscience et de Wax sciences, avec des expositions et des interventions d'étudiantes et de professionnelles.

Forum du Lycéen à l'étudiant
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