ac-amiens.fr

Le Trinôme académique

vendredi, 1er avril 2016

http://www.ac-amiens.fr/059-le-trinome-academique.html

Les Trinômes académiques sont l’émanation du protocole signé en 1982, puis renouvelé en 1989, en 1995 et en 2007, par les ministres de l’Éducation nationale et de la Défense, en lien avec les associations des auditeurs de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale.

Dans l’académie d’Amiens, le Trinôme a été installé à Péronne en mars 1996. Il réunit, sous l’autorité du recteur de l’académie d’Amiens, l’autorité militaire territoriale représentée par le Général Michel BAUCHET-CANONNE, Gouverneur militaire de Lille, Officier général de la zone de défense Nord et le Président de l’association régionale des auditeurs de l’IHEDN, Bernard LEPERS.

Le Trinôme est animé par les représentants de ces trois personnalités régionales : Emmanuel VEZIAT, Conseiller " Défense " auprès du Recteur, Yves DROUET, Auditeur de l’IHEDN, et le Colonel MESSANA, Délégué militaire départemental de la Somme.

Les missions

L’objectif de cette structure de concertation et d’organisation déconcentrée.

Conduire des actions d’information et de formation à destination des personnels de l’Éducation nationale en matière de défense globale (militaire, économique, civile, civique et culturelle).

Le Trinôme aide ainsi ces personnels à appliquer les dispositions de la loi du 28 octobre 1997 portant réforme du service national et celles du BOEN HS n°8 du 6 août 1998 qui instituent un enseignement des principes et de l’organisation de la défense nationale et de la défense européenne.

En outre, il favorise les partenariats entre les communautés militaires et éducatives et contribue à consolider et à renouveler les liens entre l’Armée et la Nation.

Il participe aussi, à travers les enseignants, à l’effort de réactivation des valeurs citoyennes que les jeunes n’acquièrent plus sous les drapeaux.

Les principales actions

Les acteurs du Trinôme

En 1948 eut lieu la première session de l’Institut des hautes études de défense nationale. Prenant la suite du Collège des hautes études de défense nationale, créé en 1936 au profit de l’armée et de l’administration, l’IHEDN étendait son champ d’action en s’adressant également aux grands secteurs économiques, aux syndicats et aux élus.

En 1979, l’IHEDN est placée sous l’autorité du Premier ministre, responsable de la défense nationale aux termes de la Constitution, par l’intermédiaire du Secrétaire général de la défense nationale (SGDN). L’IHEDN devient établissement public administratif. Comme le veut sa vocation, il a été doté d’une structure mixte, à la fois civile et militaire. Il est dirigé par un officier général ou par un haut fonctionnaire de rang équivalent. L’encadrement est constitué de personnels civils et militaires recherchés pour leur compétence dans les domaines diplomatique, civil, militaire, économique, scientifique et technique.

Le décret du 5 septembre 1997 fixe les missions de l’Institut :

Depuis sa création, l’Institut a connu une profonde évolution. Aux sessions nationales se sont ajoutées des sessions régionales (1954), internationales (1980), jeunes (1996) et des séminaires spécialisés.

Instrument d’information et d’étude, l’IHEDN est un établissement unique en son genre. Lieu de rassemblement et d’interconnexion entre des acteurs d’horizons très divers, civils et militaires, l’IHEDN mobilise un réseau de spécialistes de défense et des relations internationales en soutenant des travaux de recherche ainsi que leur publication et en proposant des formations qui s’adaptent à l’évolution du monde contemporain. L’IHEDN peut également s’appuyer sur plus de 20 000 personnes ont suivi l’une des formations de l’Institut. Elles constituent un réseau d’expertise et d’intelligence et l’effort de réflexion peut se poursuivre au sein des différentes associations, dont l’association régionale des auditeurs de Picardie, relayant, ainsi, la culture de défense.

La mission de l’IHEDN est d’aider les cadres de la nation à se forger une perception de la défense, de développer une sensibilité à ses enjeux, de contribuer à l’ acquisition de la culture de défense. La Défense est l’affaire de tous. Elle est globale (militaire, civile, économique, sociale et culturelle) et repose sur l’action de tous les citoyens, qu’ils fassent ou non partie des armées.

Le protocole Défense - Éducation nationale

Trois axes ont été retenus :

  1. l’esprit de défense dans les programmes,
  2. la sensibilisation et la formation du monde enseignant,
  3. la coopération des deux institutions à travers les échanges de savoir-faire.

Pour :

Le premier protocole, signé le 23 septembre 1982 entre Alain SAVARY, ministre de l’Éducation nationale et Charles HERNU, ministre de la Défense, donnait l’esprit de la collaboration qui devait s’instaurer entre les deux ministères partant du principe suivant : « l’éducation est un acte global qui n’est pas réductible aux activités scolaires, l’esprit de défense est une attitude civique qui n’est pas limitée aux activités militaires. »

Les mesures suivantes ont été convenues :

Le second protocole signé le 25 janvier 1989 entre Lionel JOSPIN, ministre de l’Éducation nationale et Jean-Pierre CHEVENEMENT, ministre de la Défense, s’inscrivait dans le même esprit, le renforçait et proposait comme principe : « l’école et la défense ont un même objectif : La Liberté. »

Les mesures suivantes ont été convenues :

Le troisième protocole signé le 11 avril 1995 entre François BAYROU, ministre de l’Éducation nationale et François LEOTARD, ministre de la Défense, proposait dans le même esprit de « faire travailler, davantage, ensemble, l’école et l’armée ». Il s’appuyait sur le rapprochement réalisé depuis treize années entre les deux ministères.

Le quatrième protocole signé le 31 janvier 2007 par Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de la Défense et par Gilles de ROBIEN, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche donnera un nouvel élan à la coopération entre les deux ministères. C’est le premier protocole à intégrer les conséquences de la suspension de la conscription, le nouveau parcours de citoyenneté défini par la loi de 1997 portant réforme du service national, et à englober l’enseignement supérieur.

Ce texte privilégie quatre axes :

Éduc@déf : l’Éducation à la Défense

Eduscol : Enseigner la culture de défense et de sécurité

Ministère de la Défense