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Pour l'école de la confiance

Tout savoir sur l’année scolaire 2016 - 2017

Lundi 29 août 2016

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté l’année scolaire 2016-2017 lors d’une conférence de presse, le lundi 29 août 2016 à 9h30 au ministère de l’Éducation nationale.

Dans quelques jours, les élèves, les enseignants, l’ensemble des équipes éducatives et les familles prendront à nouveau le chemin de nos écoles et établissements. La rentrée – moment fort de la vie de l’École – marque le passage au concret, à la mise en oeuvre, au terrain. Avec elle s’évanouiront d’eux-mêmes les fantasmes et les polémiques stériles. Non, l’arabe ne sera pas obligatoire, le latin n’aura pas disparu, et la maîtrise de la langue française sera, plus que jamais, une exigence fondamentale. Oui, il y aura davantage d’enseignants, mieux formés et mieux rémunérés. Oui, il y aura une volonté affirmée de permettre à chaque élève de réussir au sein de l’École de la République, et de lui faire acquérir les fondamentaux.

Lire, écrire, compter, et penser : voilà ce que nous tenons à faire acquérir à chaque élève. Lire, c’est savoir déchiffrer des textes, en saisir les nuances, s’ouvrir à des écrits des siècles passés comme à des oeuvres contemporaines. Écrire, c’est argumenter, décrire, et s’exprimer. Compter, c’est acquérir des connaissances mathématiques solides, sans occulter l’étymologie latine du verbe, "computare", qui a donné en anglais "computer", ordinateur. En abordant le numérique, la programmation et ses enjeux, nous donnons à nos élèves le moyen d’être acteurs et penseurs de cette révolution technologique, et non plus des usagers passifs. Enfin, penser, c’est conférer du sens au monde qui nous entoure et à notre inscription en son sein. Cela passe autant par les connaissances historiques et géographiques que par les enseignements scientifiques et artistiques.

Les changements ont été nombreux ces dernières années. Leur nombre ne doit en masquer ni la cohérence, ni la nécessité, ni le sens. La cohérence, parce que pour la première fois tous les niveaux de la scolarité obligatoire ont été envisagés au coeur d’une réforme, au premier rang desquels le primaire. La nécessité, parce que l’on ne peut se satisfaire d’un système scolaire qui, s’il assure la "sélection des meilleurs", peine à assurer "la promotion de tous", selon la formule de Paul Langevin. Le sens, parce qu’en changeant, nous témoignons de notre fidélité à la mission originelle de l’École de la République : former des citoyens instruits, éduqués, cultivés et autonomes. Sortir des oppositions stériles pour s’inscrire dans une dynamique de complémentarité, entre les différentes disciplines, entre les savoirs grâce auxquels se forge une culture et ceux qui favorisent l’insertion professionnelle, entre ouverture et défense de la singularité de l’École, telle est l’ambition qui n’a jamais cessé de m’animer. Ces changements ont été menés en concertation constante avec la communauté éducative, depuis les consultations qui ont précédé la loi de refondation, jusqu’aux journées de la refondation de mai dernier, qui nous ont permis de rester à l’écoute du terrain, à l’écoute des acteurs, de celles et de ceux qui font, au quotidien, l’École.

Nous voici donc au temps de la mise en oeuvre. Ne nous aveuglons pas. Celle-ci prendra du temps. Rien ne serait plus funeste que d’envisager la refondation sans prendre en compte la durée nécessaire pour que nos réformes portent leurs fruits. Des résultats concrets sont déjà visibles, notamment sur le décrochage. Mais la refondation exige aussi, comme l’écrivait Rimbaud, une "ardente patience", qui mêle au désir de faire changer les choses, la sagesse de celui qui sait que le changement ne s’improvise ni ne se décrète, mais qu’il se construit dans la durée. Voici ce que nous poursuivons, en cette rentrée : assurer, à nos élèves, à notre École, et à notre pays, un avenir à la hauteur de nos espoirs, empreint de justice et de fraternité.

Najat Vallaud-Belkacem,
Ministre de l’Éducation nationale,
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Mise à jour : 1er septembre 2016