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Processus d’évaluation du socle commun

Ce processus, encadré par les textes institutionnels, laisse cependant la place à une autonomie importante des établissements qui doivent notamment choisir les outils qu’ils utilisent, organiser la concertation nécessaire et mettre en place une communication efficace avec les familles.

C’est le chef d’établissement qui valide ou non, en classe de troisième, au cours du conseil de classe du troisième trimestre, l’acquisition du socle commun. Il s’appuie pour cela sur l’attestation de maîtrise des connaissances et des compétences que les professeurs principaux ont renseignée depuis la classe de quatrième. Eux-mêmes ont effectué cette validation après concertation avec des équipes pédagogiques élargies à l’ensemble des adultes participant à l’encadrement des élèves.

Cette concertation est pour partie guidée par les grilles de référence qui apportent des réponses notamment sur les participants à cette validation et sur les contenus à valider. Elle relève pourtant largement d’une autonomie de l’établissement qui doit définir les multiples moments permettant de faire exister la validation dans la durée, les mécanismes permettant d’aboutir à une décision collégiale partagée et les outils sur lesquels cette décision se fonde. Il convient de rappeler, ici, le rôle essentiel du conseil pédagogique pour organiser, planifier, et outiller cette validation.

Les mécanismes mis en jeu pour la validation d’une compétence donnée ne sont pas uniformes. En particulier, les deux compétences, A2 en langue vivante et B2I Brevet informatique et Internet , dont la validation est déjà installée et n’a pas vocation à changer, reposent sur des mécanismes différents. Sur les cinq autres compétences, l’établissement dispose d’une marge d’initiative qui doit prendre en compte les spécificités de la compétence visée et qui peut s’appuyer sur les propositions académiques du collège des IA-IPR Inspecteur académique Inspecteur pédagogique régional . Dans tous les cas, collégialité, prise de position éclairée des évaluateurs et prise en considération globale de la performance de l’élève doivent guider les choix d’organisation retenus.

La prise d’information sur le degré de maîtrise d’une compétence chez un élève donné s’effectue sur deux années, à des occasions multiples, par des observations en situation de classe et pas seulement en situation d’évaluation instituée. Ces observations conduiront rapidement à constater que, pour beaucoup d’élèves, la maîtrise de la compétence visée est effective. Cela permettra aux professeurs de concentrer les observations et le soutien sur les élèves les plus fragiles. Des outils permettant de thésauriser ces informations sont évidemment indispensables pour permettre à chaque évaluateur d’en conserver une mémoire précise et de prendre ensuite toute sa place dans les concertations de suivi et de validation des compétences.

Enfin, l’installation de socles de compétences dans d’autres pays, a mis en évidence la nécessité absolue qu’il y avait à établir une communication claire et convaincante avec les familles. Là encore, des outils de communication sont à construire. Ils doivent en particulier fournir une information sans ambigüité sur le repérage de la position de l’élève au regard de l’objectif final assigné au palier 3.

Mise à jour : 4 mai 2016